Notre Dame de France Partageons notre espérance...
English version
accueil Informations Jeunes Vie ChrÉtienne ActivitÉs SpiritualitÉ Donations Sitemap
  Informations Pratiques    Administration    Mission   Histoire    Art
     

Plusieurs architectes et sculpteurs ont contribué à l'embellissement de notre église ainsi que des artistes comme
Boris Anrep, Jean Cocteau,  Robert de Chaunac et, dernièrement, Charlotte Cochrane.
Des expositions et des concerts
sont organisées régulièrement. L'orgue est bien connu dans les milieux
musicaux londoniens.


ARCHITECTES ET SCULPTEURS

Après le bombardement de novembre 1940 qui détruisit la première église de Notre Dame de France, la construction de la nouvelle église fut confiée à l'architecte Hector O. Corfiato, ancien élève des Beaux Arts de Paris.

La première pierre venue de Chartres fut scellée par Maurice Schumann le 31 mai 1953.

La Vierge de Miséricorde qui surplombe l'entrée de l'église est l'oeuvre du sculpteur George Saupique qui est l'auteur des sculptures du palais du Trocadéro à Paris.

Les pilliers de l'entrée ont été exécutés par des étudiants des Beaux Arts de Paris ainsi que les deux ambons qui sont aujourd'hui à l'arrière du sanctuaire et la statue en bois de Saint Joseph.

Les fonts baptismaux ont été taillés dans du grès des Vosges par des artisans strasbourgeois des ateliers de l'Oeuvre de Notre Dame de Strasbourg sous la direction d'un sculpteur alsacien E. Stoll.

La statue de Notre Dame des Victoires en haut de la tribune est la copie exacte de Notre Dame des Victoires à Paris. Détruite par les bombardements de 1940,  sa tête  fut parachutée en France en mars 1942 par l'entremise et sur l'insistance du Colonel Rémy afin d'être restaurée. Le sculpteur Henri Vallette a refait la statue d'après les dimensions de la tête. La statue terminée a été la première exportation française vers l'Angleterre en janvier 1945.

Les travaux de restauration du sanctuaire, entrepris pendant l'été 2003, ont été exécutés sous la direction de l'architecte Gerald Murphy et avec l'approbation de English Heritage (équivalent de nos Monuments Historiques ).L'église a en effet été classée Grade II en 1999. Les travaux de maçonnerie furent confiés à l'entreprise Putney and Wood LTD et ceux de ferronnerie à l'entreprise Georgian Gates. Les travaux de nettoyage et de peinture ont été exécutés par Church Cleaning and Restoration.                                                                                                   

haut


 

LES ARTISTES

BORIS ANREP

Les travaux qui ont eu lieu dans l’église de Notre Dame de France cet été 2003 ont permis de découvrir une mosaïque exécutée par un artiste d’origine russe  Boris Anrep
(ou Boris Von Anrep). mosaïque

Né en 1883 (et décédé en 1959), Boris Anrep était originaire de St Petersbourg. Dans sa jeunesse, il voyagea en Italie et en France et rencontra à cette occasion des artistes ou intellectuels britanniques avec lesquels il se lia d’amitié. Il fréquenta par la suite le Bloomsbury Group auquel appartenaient entre autres Roger Fry, Virginia Woolf et son mari, et Maynard Keynes. Il se trouvait en Angleterre quand la première guerre mondiale éclata et il rejoignit son pays où il combattit à la tête d’un bataillon de cosaques dans les Carpates.

Après la révolution de 1917 en Russie, Boris Anrep choisit de rester en Angleterre et ne rejoignit plus jamais son pays. Il vécut de son art en Angleterre où il connut un succès considérable.

L’une de ses premières commandes lui permit de travailler à la Tate Gallery (Blake Room), puis à la National Gallery : lorsque vous y entrez, vous marchez sur l’une de ses oeuvres intitulée The Awakening of the Muses (L’éveil des muses) où Clio la muse de l’histoire a les traits de Virginia Woolf et Melpomène, la muse de la tragédie, ceux de Greta Garbo !... Cette oeuvre fait partie d’un groupe de quatre sujets : dont à l’ouest de l’entrée : The Labours of Life, à l’est : The Pleasures of Life et au nord The Modern Virtues. D’autres oeuvres se trouvent dans des maisons particulières, à la Cathédrale de Westminster et… à Notre Dame de France

haut


JEAN COCTEAU

Des fresques peintes par Jean Cocteau ornent les murs d’une chapelle de Notre Dame de France. Elle ont été exécutées en 1960. Jean Cocteau était un artiste prolifique : écrivain et poète principalement, il avait également un don inné de dessinateur.

Les fresques dépeignent l’Annonciation et la Crucifixion, deux scènes qui se trouvent dans les évangiles et également l’Assomption qui correspond à un dogme de l’église catholique promulgué par le Pape Pie XII en 1950: Marie, conçue sans péché est, à sa mort, élevée dans la gloire de Dieu, corps et âme, et n’a pas besoin d’attendre la Résurrection générale des derniers temps. Les Chrétiens d’Orient utilisent le terme de Dormition. annonciation

C’est le conseiller culturel à Londres, Monsieur René Varin, qui eut l’idée de demander à Cocteau de participer à la décoration de la nouvelle église de Notre Dame de France qui était en train d’être reconstruite après avoir été sérieusement endommagée par une bombe pendant la seconde guerre mondiale.

Cocteau ne passa guère plus d’une semaine à faire son travail entre le 3 et le 11 novembre 1959. Ses films avaient à l’époque un succès considérable à Londres et l’artiste dut être protégé de la curiosité des journalistes par une palissade érigée tout autour de la chapelle.

D’après des témoins, il arrivait chaque matin vers 10h et commençait toujours à allumer une bougie devant la statue de Notre Dame de Lourdes. Il était surprenant de l’entendre parler à ses personnages pendant qu’il travaillait les dessins, les coloris ou les nuances. Il entrait dans un véritable dialogue avec les murs de la chapelle. Sa joie était évidente lorsqu’il peignait la vierge de l’Annonciation. Il lui disait par exemple :

"O toi la plus belle des femmes, créature la plus belle de Dieu, tu as été la plus aimée. Je veux que tu sois aussi la plus réussie… Je te fais en traits légers… tu es l’oeuvre encore  inachevée de la Grâce.”

haut


DOM ROBERT DE CHAUNAC

Né en 1907 à Nieul l'Espoir dans la Vienne, Guy de Chaunac entre à l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris en 1925 et fréquente le groupe de jeunes du poète Jean Cocteau. Après un service militaire chez les Spahis il devient dessinateur de tissus à la maison Ducharne à Lyon.

A Paris, il fréquente de nombreux artistes et c'est grâce à Jean Cocteau qu'il est mis en relation avec le philosophe Jacques Maritain et le musicien Maxime Jacob. C'est à la suite de ce dernier que Guy de Chaunac rentre à l'abbaye bénédictine d'En Calcat dans le Tarn sous le nom de frère Robert, puis de Dom Robert.

Il participe à sa première exposition de groupe à Toulouse en 1943. Il passe une dizaine d'années en Angleterre dans l'Abbaye de Buckfast dans le Devon.

Il revient à En Calcat en 1958 et c'est le début de trente ans de travail monumental : plus de 50 cartons, presque tous de grande taille, sont créés et exécutés à Aubusson.

Dom Robert est mort en 1997 à l'âge de 90 ans. Madame Goubely, propriétaire des ateliers de tapisserie d'Aubusson est également décédée la  même année

La tapisserie de Notre Dame de France a pour thème "La Sagesse" et par association, "La Nouvelle Eve", titre donné à Marie par l'Eglise. En effet,  si la femme a été tirée de l'homme (Adam, le vieil homme) dans le récit de la Genèse, l'homme véritable (Jésus), à son  tour, est né de la femme. Cette nouvelle alliance, ce rétablissement du plan de Dieu pour l'humanité concerne la création toute entière, comme le suggère la tapisserie.

La citation en bas de la tapisserie est tirée du livre des Proverbes et concerne la Sagesse présente aux côtés de Dieu lors de la création du monde :
"Cum eo eram cuncta componens ludens coram eo omni tempore"
"J'étais à ses côtés comme un maître d'oeuvre, jouant en sa présence en tout temps".

Les Pères de l'Église ne dissocient pas la Sagesse de l'Amour de Dieu : il ne s'agit pas d'une sagesse philosophique ou dogmatique mais d'une sagesse toute proche du coeur de Dieu qui est Amour.

 

Une toute nouvelle brochure sur la tapisserie ( avec photos et illustrations en couleur) vient d'être publiée en 2007 à l'occasion du centenaire de la naissance de Dom Robert. Elle est en vente à la réception de Notre Dame de France.

haut


CHARLOTTE COCHRANE

Charlotte Cochrane présenta une peinture-portrait de Jeanne d'Arc à Notre Dame de France le 30 Mai 2003, le jour de la fête de la sainte. C'est de par son fils et son travail à l'école primaire qu'elle s'intéressa à son histoire. Voici ce qu'elle écrit à propos de son oeuvre:

" Lorsque je commençai à peindre Jeanne d'Arc, j'avais quelques certitudes. Elle devait porter son armure montrant les dangers qu'elle affrontait. L'armure, généralement réservée aux hommes, la plaçait à égalité avec eux, en apparence du moins, mais c'était évident que Jeanne d'Arc était supérieure à ses collègues hommes, d'une part sur le plan spirituel mais également sur le plan de sa stratégie guerrière, avec l'aide de Dieu. L'armure est importante pour d'autres raisons : à l'époque médiévale, seuls les hommes riches pouvaient s'acheter une armure. Ils étaient généralement chevaliers, et certainement aucune fille pauvre, sans expérience de combat, n'en possédait ; pour une somme considérable, jeanne avait une costume fait spécialement sur mesure. C'était un cadeau que lui avait fait le Dauphin réalisé par son propre armurier.

C'était important pour moi de montrer le côté réfléchi et déterminé de Sainte Jeanne d'Arc.

Ma peinture montre un grand feu en arrière plan, conséquence de la bataille. Elle réfléchit à ce qui vient de se passer. Elle a été blessée, mais elle apparaît toujours forte et déterminée. Ses yeux sont rouges à cause de manque de sommeil et de la fumée provenant des feux. Elle pense profondément, demandant à Dieu si elle a fait ce qu'il faillait faire. Elle ne doute en rien des souhaits de Dieu mais elle doute d'elle-même lorsqu'elle est inévitablement face au nombre de vies perdues des deux côtés, français et anglais. Pendant une fraction de seconde, elle a quitté la bataille et les hommes qu'elle commandait, pour se poser à elle-même et à Dieu cette question essentielle.

Je voulais montrer combien Jeanne était jeune, ce qui rend encore plus extraordinaire ce qu'elle a accompli. La peinture est un hommage à son courage ainsi qu'à sa foi parfaite dans l'amour de Dieu et sa protection jusqu'à la fin lorsque, attachée au piquet, elle a été brûlée vive. L'horreur des flammes en arrière plan de la peinture nour rappelle à tous comment elle mourut. Cette jeune fille qui sauva la France.

Peut-être l'expression dans ses yeux est-elle semblable à celle qu'elle a pu avoir ce jour épouvantable du 30 Mai 1431.

 

L'un de nos paroissiens, Jim Monck, a écrit un poème inspiré par Jeanne d'Arc et intitulé "Fleuves de Jeanne d'Arc"

haut


EXPOSITIONS ET CONCERTS

Des expositions sont organisées de temps en temps à Notre Dame de France.

Les bas côtés en bois de la galerie du premier étage de l'église se prêtent bien à la pendaison de tableaux.

Une exposition de toiles par Elisabeth Wang a eu lieu cet été 2007, du 25 juin au 16 septembre.

Mme. Wang avait déjà exposé ses oeuvres en 2003 2004 2005 et 2006 dans l'église.
Renseignements : www.radiantlight.org.uk
 

Se renseigner auprès du secrétariat :

Contact: Margot Batista

Tél:         020 7437 9363

E-mail:    notredamechurch@btconnect.com

haut


L'ORGUE

L'orgue date de 1868 et fut construit par Auguste Gern. Cet orgue fut le premier ouvrage de Gern après qu'il se fût établi à son compte et qu'il eût quitté l'entreprise Cavaillé-Coll. L'orgue fut remanié et agrandi en 1938 par J.W. Walker & Sons Ltd. Lors du bombardement de 1940, l'orgue fut démonté et conservé à l'abri. Certains des tuyaux originaux de Gern disparurent sans laisser de trace.

En 1955, J.W. Walker & Sons Ltd construisit un orgue qui incorpora ce qui restait de l'orgue original et d'autres tuyaux de récupération (certains de Cavaillé-Coll). L'orgue fut complètement rénové et nettoyé en 1986/87 par B.C. Shepherd & Son avec l'assistance de Keith S. Bance.

Des concerts d'orgue sont régulièrement donnés à Notre Dame de France.

 

orgue

 

 

 

 

 

Organiste

Contact : Duncan Middleton

Tél :         020 8949 4405

Article par Duncan Middleton paru dans le bulletin SIGNES du mois de juin 2006. Cliquez sur :

Duncan Middleton.pdf

 

 

 

 

haut